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Unité d'Entomologie fonctionnelle et évolutive |
Personne de contact : P. Leroy Multiplication de prédateurs et de parasitoïdes pour la mise au point de dispositifs de lutte biologique contre les pucerons
Les pucerons sont des ravageurs qui, par leur rapidité de développement et leur capacité de dissémination, constituent un véritable fléau en agriculture. En effet, ils provoquent, chez les végétaux, des déformations irréversibles et sont à l’origine de plusieurs maladies virales. Tous ces dégâts peuvent engendrer des pertes économiques considérables dans de nombreuses cultures agricoles. Le recours à la lutte chimique, malheureusement encore largement répandu et souvent d’application, conduit à la sélection d’individus résistants dont l’éradication devient de plus en plus difficile. De plus, les résidus des composés chimiques utilisés sont retrouvés dans l’environnement mais aussi dans l’alimentation et ont un impact négatif sur la santé humaine. Pour pallier ces problèmes d’utilisation de pesticides, le contrôle biologique des pucerons se développe de plus en plus, que ce soit à l'aide de parasitoïdes ou de prédateurs. Mais, l’un des obstacles à l’élevage massif des prédateurs aphidiphages (qui se nourrissent de pucerons) pour la lutte biologique est constitué par la complexité de la technique de production : celle-ci nécessite simultanément la culture d’une plante-hôte (nutrition des proies et site de ponte des prédateurs) et l’entretien d’une population importante de pucerons (proies). La simplification de cette relation tritrophique (plante-hôte - proie - prédateur), en alimentant directement ces auxiliaires à l’aide de milieux nutritifs artificiels et en parvenant à les faire pondre en l’absence de végétal et de proies, permet leur élevage à grande échelle et contribue à le rendre moins onéreux. D’ailleurs, depuis le début du 20ème siècle, la production en masse d’ennemis naturels a été considérée comme une des avancées majeures dans les programmes de contrôle biologique, spécialement ceux basés sur des lâchers inondatifs d’auxiliaires. Dans ce contexte de simplification de la relation tritrophique et de la réduction des coûts de production des auxiliaires nos recherches portent essentiellement sur le syrphe ceinturé Episyrphus balteatus (DeGeer) (Diptera, Syrphidae) (figure 1A), prédateur aphidiphage efficace au stade larvaire (figure 1B).
A B Figure 1 : (A) oviposition d’une femelle syrphe (Episyrphus balteatus) ; (B) larve (stade 3) de syrphe (Episyrphus balteatus) se nourrissant de pucerons (Megoura viciae) Nos principaux objectifs sont les suivants :
La finalité de nos recherches sera l’élaboration d’un dispositif de lutte biologique aisément applicable sur le terrain. Ce dispositif devra permettre de lutter efficacement contre les pucerons tout en respectant notre environnement.
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