Curriculum vitae - Nicolas Harmel
| Nicolas Harmel
Doctorant boursier FRIA Tel : +32 81/62.23.48 Fax : + 32 81/62.23.12 |
Université de Liège, Gembloux Agro-Bio Tech Entomologie fonctionnelle & évolutive Passage des Déportés, 2 B - 5030 GEMBLOUX Belgium |
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Formation
2000-2005 :
Bioingénieur, section "Défense
des végétaux" avec mention "Grande Distinction"
2005-…… :
Diplôme d'Etudes Approfondies en Sciences Agronomiques et Ingénierie
Biologique.
Recherche
Les
pucerons sont, par les dommages directs (prélèvement de sève) et surtout
indirects (transmission de nombreux virus phytopathogènes) qu’ils
occasionnent, des ravageurs majeurs des végétaux. Depuis plus d’une trentaine d’années,
l’utilisation massive de produits aphicides a conduit à la sélection de
populations de pucerons résistants. Par ailleurs, la découverte et le développement
de nouveaux insecticides chimiques sont désormais en nette diminution. Il reste
donc peu d’alternatives pour lutter contre les pucerons. Consciente de
cette problématique, l’Unité d’Entomologie fonctionnelle et évolutive a
adopté une stratégie de développement de nouveaux bio-insectides vis-à-vis
des pucerons. Dans ce contexte, une voie de développement de biopesticides retient
toute mon attention : la recherche et la valorisation de substances présentes
chez le puceron induisant les systèmes de défense de la plante.
Face
à une agression, l’un des mécanismes de défense le mieux connu chez la
plante est la production et l’émission de substances volatiles répulsives
pour les Arthropodes phytophages et d’autres molécules attractives pour leurs
ennemis naturels. Les mécanismes de défense de la plante seraient induits par
des éliciteurs présents dans la salive des insectes phytophages. A ce jour,
seulement quatre éliciteurs ont été isolés chez les Lépidoptères :
une glucosidase, une phosphatase alkaline , une lysozyme et la volicitine.
Chez
les insectes phytophages de type piqueurs-suceurs, aucun éliciteur n'est, à ce
jour, connu. Nous avons montré que le profil de molécules volatiles produit par un plant de pomme de terre
infesté par le puceron Myzus persicae (Homoptera, Aphididae) est différent de celui émis par un plant témoin. Des résultats
récents montrent également que des extraits de glandes salivaires de Lygus
hesperus (Heteroptera, Miridae) sont capables d'induire, chez des plants de
coton et de maïs, l'émission d'un bouquet de molécules volatiles similaire à
celui induit par la volicitine et la glucosidase des Lépidoptères. Les glandes
salivaires d’insectes piqueurs-suceurs renfermeraient donc au moins un éliciteur
de ce type.
Le
mécanisme d’induction des systèmes de défense de la plante par les insectes
piqueurs-suceurs reste toutefois inconnu. Chez les pucerons, alors qu’aucune trace de
volicitine n’a été mise en évidence, des électrophorèses « SDS-PAGE »
d’extraits de salives de M. persicae ont permis de mettre en évidence plusieurs protéines. Chez le puceron Schizaphis
graminum (Homoptera, Aphididae), on recense pas moins de trois protéines
salivaires. Dans la salive du puceron M.
persicae, plusieurs enzymes intervenant dans les interactions entre les
plantes et les insectes ont été également identifiées, notamment, la phénoloxidase,
la pectinase et la peroxydase.
Le but de mon projet est donc de mettre en évidence
et d'étudier la (ou les) protéine(s) salivaires de pucerons élicitrice(s) de
l'émission de composés volatils chez la plante.
Enseignement
Travaux pratiques (Première bachelier) consacrés aux organismes d'eaux douces.
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